La secrétaire d’Etat ajoute que «le développement de la filière universitaire de médecine générale a été poursuivi et le nombre d'enseignants de médecine générale est ainsi passé de 122 en 2006 à 213 en 2009. Grâce à ces efforts, la médecine générale rencontre de plus en plus de succès auprès des étudiants, ainsi, en 2006 seuls 37% d'entre eux choisissaient la médecine générale, ils sont désormais 49%».
Elle rappelle que «les médecins exerçant» dans les territoires ruraux «perçoivent des honoraires de 20% supérieurs à ceux de leurs collègues. Cette disposition favorable a été reconduite par le règlement arbitral, qui régit les relations entre l'assurance maladie et les médecins libéraux.
En partenariat avec les médecins, les services du ministère de la santé travaillent à la mise en place d'un contrat, basé sur le volontariat. Les médecins qui signeront ce contrat s'engageront à aller exercer plusieurs demi-journées par mois en zones sous-dotées».
De plus, le «programme national présidentiel prévoit le financement de 250 maisons de santé pluridisciplinaires dans les territoires ruraux sur la période 2010-2013» et «des financements d'État, complémentaires de ceux accordés par le fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS), pourront être octroyés» à ces maisons de santé pluridisciplinaires.
«La loi du 21 juillet 2009 propose d'autres mesures destinées à améliorer l'accessibilité des soins», ajoute-t-elle. Il s’agit de: «la création du volet ambulatoire du schéma régional de l'organisation des soins (SROS) destiné à structurer l'offre de soins en niveaux de recours dont un niveau de premier recours en proximité, autour du médecin généraliste de premier recours; «l'assouplissement des modalités d'exercice médical: cabinet secondaire, concours d'un médecin collaborateur libéral ou d'un étudiant en médecine, généralisation des coopérations entre professionnels de santé, sur la base du volontariat; «le développement professionnel continu (DPC) contribue à rompre l'isolement par le développement d'échanges entre professionnels; «l'assouplissement des règles de gestion, d'organisation et de financement de la permanence des soins ambulatoires, en fonction des spécificités locales; «le déploiement de la télémédecine, qui contribue à lutter contre l'isolement des professionnels et à améliorer l'accès aux soins en proximité».
(1) Question écrite n° 14854 de Daniel Laurent, sénateur de Charente-Maritime, réponse publiée dans le JO Sénat du 03/03/2011.