Dans un communiqué de presse publié à l'occasion de la production de son avis, la CNCDH considère en effet que la probité de la vie publique est essentielle pour la protection des droits de l’homme : la corruption est une menace pour la prééminence du droit, perturbe le processus législatif, porte atteinte aux principes de légalité et de sécurité juridique, introduit une part d’arbitraire dans le processus décisionnel et a un effet dévastateur sur les droits de l'homme. Les atteintes à la confiance et la probité publique, comme la corruption, les trafics d’influences, la fraude fiscale ou les conflits d’intérêts traduisent une rupture d’égalité de traitement des citoyens par les autorités publiques.
Elle conclut son communiqué par la phrase suivante : "La CNCDH rappelle que la vertu et l’exemplarité des responsables publics est une condition de la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et l’Etat de droit."