M. COZZI fait le point de la situation sur l’état de la falaise surplombant le lieu du drame. Il estime que la situation est catastrophique. Plusieurs blocs demeurent en équilibre instable, et il ne pense pas que les filets de sécurité soient susceptibles de résister. Les experts du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement se sont déplacés sur le site. L’étude fait apparaître que les solutions de contournement ne peuvent être retenues. L’objectif est donc de rouvrir la RN202 en voie unique sur le tronçon en question. Dès demain (vendredi), trois blocs seront minés, dont l’un est évalué à un poids compris entre 30 et 40T. Le projet est de dresser une protection sur une demi-chaussée. Il reste cependant à régler le problème de l’enlèvement des rames du train. Le projet devrait être validé, et M. COZZI prévoit de doubler les postes de travail. Le périmètre de protection sera élargi et demain soir (vendredi soir), la solution définitive sera présentée. En tout état de cause, pour le CETE, il est hors de question de passer pour l’instant en raison des menaces naturelles.
Le maire reprend la parole pour observer que même les services de secours ne peuvent pas passer.
Des intervenants dans le public disent que plusieurs personnes ont traversé le site dangereux. Le maire répond que seul l’arrêté compte.
Philippe RIGAULT demande la parole et lit la lettre ouverte adressée au Préfet du département, lettre qu’il a signée au nom de l’Association des Citoyens du Canton d’Annot. Pendant ce temps, les élus n’écoutent pas, téléphonent et se parlent entre eux, visiblement peu intéressés par cette lecture, et, ce faisant, se montrant ostensiblement grossiers et peut respectueux. Philippe RIGAULT est interrompu par le maire dans sa lecture lorsqu’il évoque les propos tenus la veille par le maire qualifiant le préfet de « violent et cavalier ». « Je ne peux pas laisser dire cela » s’indigne t’il. Philippe RIGAULT confirme et peut prouver que le maire a bien tenu ces propos la veille en réunion publique.
Le maire observe qu’il ne lui importe pas que le Préfet se rende à Annot.
M. FENOUIL fait part du mécontentement des infirmières suite à la déclaration d’un habitant sur TF1 ; il évoque enfin la solidarité entre les crèches.
La séance est levée vers 18H45.